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Le matin même d'une corrida a lieu le Sorteo. Il se passe généralement dans les corrales en présence d'un ou des membres de la présidence, du ganadero et des représentants respectifs des matadors.
Dans un premier temps, les toros sont répartis en lots de deux, en fonction de nombreux critères : poids (le plus lourd avec le plus léger), armures (le plus armé avec celui qui l'est moins), longueur du cou, finesse et longueur des pattes, etc.
Les numéros des toros sont ensuite inscrits, par paires, sur des papiers de cigarettes, roulés en boule et déposés dans le sombrero du mayoral. Les représentants des matadors vont tirer, chacun leur tour, une boulette. L'ordre de passage est le même que celui de la corrida : le maestro le plus ancien en alternative en premier et le maestro le plus jeune en dernier.





La corrida débute par le Paseo. Il s'agit du défilé des différents acteurs de la corrida.
Sur le son du "Paso-doble" interprété par l'orchestre, les Alguazils entrent les premiers en piste. Ils sont les premiers d'un long cortège : toreros, cuadrillas, picadors & personnel de piste, le tout dans un ordre bien précis. Au delà du spectacle que ce défilé offre au public, le paseo a pour but de saluer la présidence.

 

Avant l'entrée du toro en piste, une pancarte annonce au public les informations le concernant : le fer de son élevage, son numéro, son poids, le mois et l'année de sa naissance et le nom du torero.





Le premier tercio marque l'entrée du toro en piste. D'abord accueilli par le torero à la cape, le toro est ensuite conduit à la pique. Ce tercio a pour objectif de déterminer la bravoure du toro, qui va se révéler en fonction de sa charge et de sa présentation face au picador.
Dans ce tercio, chacun a une place bien définie. Pendant que le picador se positionne face au toril, les banderilleros n°2 et n°3 du torero maintiennent le toro près du burladero opposé. Le torero entraine ensuite le toro vers le picador pour la mise en suerte. Son banderillero n°1 ainsi que les deux autres matadors se tiennent à gauche du cheval du picador, prêts à intervenir en cas de problème.
Le nombre de piques est défini selon les arènes mais c'est au torero d'estimer ce que pourra supporter son adversaire de manière à le maintenir combatif pour la suite. La rencontre fait l'objet d'un règlement qui tient à coeur les aficionados. La pique ne peut être donnée que dans un terrain bien limité, c'est à dire qu'il ne peut pas dépasser la première des deux lignes concentriques dessinées sur la piste.

 

Le deuxième tercio est celui des banderilles. Il prépare au travail de la muleta en accentuant le déplacement du toro. Certains maestros sont maîtres dans l'art de poser les banderilles, d'autres préfèrent laisser ce travail à leurs banderilleros.
Dans les arènes de première catégorie (exemple : Nîmes), il est obligatoire de poser minimum quatre banderilles.




Le troisième tercio marque le début de la faena qui va mettre en avant l'art du torero.
Le torero, prêt à entamer ce troisième tercio s'avance alors vers la présidence, montera, ayuda et muleta à la main pour demander la permission d'officier.
Ensuite, le torero peut choisir de brinder son toro à une personne précise (il lui remet sa montera) ou au public (il se place au centre de la piste et salue à l'aide de sa montera qu'il jette ensuite). Si dans le cas contraire, le maestro remet directement sa montera à son valet d'épée, c'est qu'il estime que le toro ne mérite pas d'être brindé.

La
faena symbolise le combat de l'homme et du toro pour la "prise de pouvoir". Contrairement au tercio de piques, la faena n'a pas de lieu bien défini en piste. C'est au torero de maintenir son ascendant sur le toro pour l'amener où il le souhaite (de préférence en centre de piste, là où la faena s'exprimera le mieux).

Le torero dispose de 15 minutes à partir du début de sa faena pour tuer son toro. Au delà de ce temps, il lui sera interdit de finir son travail et le toro repartira vivant dans le toril. Le matador est averti du délai par des avis. Le premier avis, sous l'ordre de la Présidence, est sonné au bout de 10 minutes puis le second 3 minutes plus tard et le dernier 2 minutes après.
Mais c'est quand même au maestro de juger le temps qu'il accorde à sa faena.

 

La mise à mort est à la fois la conclusion du travail du torero et de la prestation du toro. C'est un moment qui se prépare et pour cela, le torero doit placer le toro de manière à ce que ses pattes avant et arrière forment un rectangle parfait. Mais il doit aussi bien se positionner lui-même en fonction du terrain qu'il aura choisi.
L'épée doit aller se loger dans un endroit bien précis appelé "la croix", au croisement de la colonne vertébrale et des omoplates. Une bonne estocade est définie en fonction de plusieurs critères : l'endroit où l'épée a été mise ("la croix"), sa direction (45° sans déviation latérale) et sa prondondeur (entière). Réussir une bonne épée n'est pas souvent évident car beaucoup de paramètres sont en jeu au moment de l'entrée à matar : la fatigue du torero, la fougue du toro, etc. De ce fait, les bonnes estocades sont aussi nombreuses que les pinchazos. Si l'estocade qui a été portée n'est pas concluante pour le torero et que la mort du toro va sembler longue, il choisira d'utiliser le descabello.

La mise à mort n'a pas lieu lorsque la grâce du toro, l'indulto est accordé. Souvent demandé par le public et par le torero, il sera accordé seulement par la présidence.

 

La mort du toro donne suite à une réaction du public qui peut être soit favorable soit défavorable. Dans le cas où le torero a réalisé une très bonne faena suivie d'une bonne épée, le public va demander à ce qu'il soit récompensé. La présidence lui accordera une oreille, ou deux voire la queue du toro. Dans le cas contraire, le torero sera hué par le public ou ignoré (silence) ce que personne ne souhaite. Le toro peut lui aussi être récompensé en fonction de sa performance et dans ce cas la présidence tombe le mouchoir bleu qui entraine une vuelta du toro.

 

Selon les récompenses qui lui seront accordées au cours de la corrida, le torero pourra sortir en triomphe de la plaza. À Nîmes, deux oreilles coupées permettent au maestro de sortir a hombros par la porte des cuadrillas et trois oreilles par celle des Consuls.


En savoir un peu plus sur la corrida : 250 questions sur la Tauromachie de Christophe Chay, Chaterine Le Guellaut & Jacques Massip aux éditions Gerfaut